Santé
et Guérson par le Jeûne
1906-1977

Arnold EHRET
Table des matières
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L'ouvrage
d'EHRET «Santé et Guérison par le
Jeûne», peut vous restituer la santé en alternant
courts jeûnes et régimes de transition, votre corps sera
enfin plus libre et vous vous apercevrez que «la vie
mérite d'être vécue».
Dès
que vous aurez retiré des bienfaits de ce traitement vous
pourrez alors conseiller cette lecture autour de vous.
Faites
lire « Santé et Guérison par le jeûne »
et vous rendrez à votre prochain le plus grand des services.
L'animal
malade s'abstient de manger. Pourquoi l'homme malade n'en fait-il pas
autant ? C'est qu'il craint de dépérir davantage alors
qu'il n'est plus capable d'assimiler ce qu'il ingurgite. Mais
l'idée que l'on puisse vivre longtemps sans nourriture touche
les fibres les plus profondes de chacun, ébranlant les
convictions habituelles. Cependant, des médecins naturistes et
autres ont obtenu par le jeûne des résultats tels qu'il
est devenu impossible de négliger l'importance de cette
thérapeutique. Si elle est encore peu connue, et même
suspecte, c'est que la cure de jeûne a besoin d'être
dirigée, Il faut tenir compte de l'état du patient et
prévoir comment I organisme va réagir. C'est là
qu'Ehret a été véritablement illuminé.
Jeûner suivant ses indications c'est jeûner avec
confiance, car il indique à l'avance ce qui va se passer.
Comme
la nature ne fait pas de miracle, le jeûne a besoin
d'être alterné avec des régimes puissamment
éliminateurs, dits de transition. Ceux-ci, dosés
convenablement, procurent un soulagement immédiat et le
malade, qui entrevoit la guérison possible, se libère
de toute crainte, car un jeûne rationnel est
véritablement sans danger.
Dans
un corps régénéré, le cerveau fonctionne
d'une manière surprenante. L'esprit, les pensées,
l'idéal, les aspirations subissent des changements
Fondamentaux indescriptibles. L'homme chante sa joie et son triomphe
sur toutes les misères de la vie qu'il laisse derrière
lui. Cela ne vaut-il pas la peine d'essayer ?
La
plupart des personnes, dès 40 ans, ont un corps
délabré ; même des jeunes gens et des jeunes
filles sont atteints de constipation, de déviation de la
colonne vertébrale, souffrent de carences et ont de ce fait un
moral encore pire que leurs maux physiques ; bref les corps ne sont
plus suffisamment sains pour recevoir le souffle de l'esprit.
Nous
pensons être utile à ces personnes qui ont tout
essayé auprès de plusieurs médecins, y compris
des homéopathes, des guérisseurs, et qui ont
tenté des cures naturistes et spirituelles, des
régimes, des villes d'eaux. A chaque nouvel essai, elles ont
pu sentir un mieux, mais passager, et elles voudraient guérir
!
Le
jeun tel que le décrit Ehret est surtout pour les personnes ne
pouvant ou croyant ne pas pouvoir jeûner.
Ses
régimes de transition avec légumes crus et cuits,
fruits crus et cuits, puissants et seuls vrais éliminateurs de
tous les poisons et drogues qui encombrent l'organisme, nous semblent
la panacée à faire connaître. Si l'on suit bien
les instructions d'Ehret, le seul danger
inespéré ! c'est de recouvrer la santé.
Jeûner
requiert un acte de la volonté. La peur doit être
exclue. Pendant un jeûne on peut continuer à vaquer
à ses occupations, en se réservant la
possibilité de se reposer dès que le besoin s'en fait
sentir.
Recouvrer
la santé c'est revivre enfin, c'est être
libéré de toutes les mutilations internes qui nous
rendent esclaves de nos maux. Nous avons déjà
partiellement expérimenté le jeûne selon Ehret et
nous pouvons affirmer qu'il est efficace.
L'ouvrage
sera lu non seulement par des personnes entendant parler du
jeûne pour la première fois, mais également par
des personnes ayant déjà entrepris plusieurs
jeûnes. Elles peuvent différer d'avis sur l'emploi de
lavements et purgations que recommandent, outre Ehret, les Drs.
Hanish, Bertholet, Vivini et bien d'autres. Elles peuvent estimer que
certains des aliments de transition proposés sont à
remplacer par d'autres.
Que
chacun fasse selon son tempérament, son intuition. Mais l'on
reconnaîtra qu'Ehret va à l'essentiel. Ses
révélations concernant la pureté du corps humain
sont surprenantes et cela vaut bien la peine d'essayer.
Deux
personnes qui s'aiment sont pleines de la vitalité dont nous
entretient Ehret. Elles ne se bourreront pas d'aliments nuisibles.
Pense-t-on à mal manger en contemplant un magnifique lever ou
coucher de soleil dans les montagnes, lors d'une prière, d'une
communion ardente, lorsqu'un travail absorbant, une étude nous
accaparent entièrement ?
Il
semble qu'il y ait plusieurs chemins pour atteindre Santé et
Bonheur ; celui que nous propose Ehret est et les nombreuses
personnes qu'il a guéries pourraient si besoin était
l'attester , au moins, entièrement valable, accessible
et sûr.
G. V.
Je
ne sais pas qui était le Prof. Ehret. Je ne sais
même pas s'il était Américain ou Allemand. On m'a
dit qu'il était mort à 56 ans d'un accident
d'automobile, après avoir été
considéré comme perdu à l'âge de 30 ans
pour une grave maladie de reins. Il avait réussi à s'en
guérir et avait atteint un stade de santé
supérieure.
Au
cours de ses efforts pour acquérir cette santé
supérieure, il semble avoir été illuminé
par des accès d'intuition qui lui ont permis de
synthétiser en une doctrine particulièrement
cohérente les principes qu'il y a lieu de mettre en uvre
pour débarrasser le corps de ses impuretés au moyen de
jeûnes périodiques, et d'acquérir ainsi des
immunités naturelles permettant d'échapper aux maladies
et de faire disparaître celles dont on était atteint.
Ayant
obtenu sur moi-même et autour de moi des résultats
excellents et en concordance parfaite avec les affirmations d'Ehret,
je crois qu'il n'est pas sans intérêt de publier la
présente traduction adaptation. J'ai appris par
expérience qu'en agissant progressivement, il était
facile de jeûner une semaine sans absorber la moindre
nourriture solide, sans interrompre ses occupations, et tout en
supportant mieux que les gros mangeurs les fatigues physiques les
plus intenses. C'est à la rupture du jeûne qu'il faut
prendre le plus de précautions et j'attire spécialement
l'attention des lecteurs sur les recommandations
détaillées qu'Arnold Ehret formule à ce sujet.
Aux
lecteurs possédant déjà des connaissances
médicales étendues, les idées d'Ehret pourront
paraître un peu romancées et n'avoir pas les bases
scientifiques suffisantes pour satisfaire réellement les
esprits cartésiens.
D'autres
estimeront que les exclusives qu'il lance contre certaines
catégories d'aliments sont trop absolues, surtout pour le
régime de ceux qui sont appelés à vivre dans des
pays trop peu ensoleillés où il n'est pas possible de
récolter à proximité pendant toute
l'année les fruits et légumes nécessaires. Dans
ces pays, une activité professionnelle trop trépidante,
à laquelle il est souvent impossible d'échapper
lorsqu'on est en bonne santé, force à remplacer
certains aliments par des excitants peu physiologiques ou par des
aliments jouant un rôle d'excitant, ceci même contre son
gré. Cependant, il me semble qu'Ehret résume bien le
point de vue qui intéresse le malade dans toute la mesure
où ce point de vue est en opposition avec celui qui
intéresse le pharmacien.
La
médecine classique apprend à guérir les maladies
par la pharmacopée et les soins adjuvants. N'est-il pas plus
intéressant pour le patient d'acquérir les
immunités naturelles qui k'i permettront par exemple de ne j
jamais attraper la grippe et de passer avec infiniment | moins de
risques à travers les épidémies ?
Ceci
dit, voici l'essentiel de la doctrine d'Ehret. On voudra bien se
rappeler qu'elle a été élaborée
dès 1906.
Le Traducteur.
Presque
toutes les maladies, quelle que soit leur appellation
médicale, résultent de constipations, d'obstructions du
système tissulaire du corps humain. Tout symptôme
spécial résulte donc d'une constipation locale
extraordinaire due à une accumulation plus grande de
déchets à cet endroit. Les points d'accumulation
spéciaux sont la langue, l'estomac, et plus
particulièrement le tube digestif tout entier. L'existence de
ces dépôts est la cause profonde de la constipation
intestinale.
En
moyenne, tout le monde a continuellement dans les intestins au moins
Toute
personne malade a, depuis l'enfance, le corps plus ou moins
encombré de mucus provenant de substances alimentaires
artificielles non digérées, non
éliminées.
La
technique du Professeur Ehret, avec régime alimentaire sans
mucus, paraît constituer l'action compensatrice la plus
efficace connue jusqu'ici contre les maladies. De nombreux malades
déclarés incurables ont été sauvés
par son application systématique.
Le
régime sans mucus comporte tous les fruits crus et cuits, les
végétaux sans amidon et les légumes cuits ou
crus, principalement verts. La méthode de guérison par
le régime sans mucus est une combinaison de jeûnes longs
ou courts, étudiés pour chaque cas particulier, et
accompagnés de menus à changements progressifs tendant
vers une alimentation non formatrice de mucus. Le régime
lui-même peut guérir pratiquement sans jeûne
presque toutes les maladies, bien que la cure sans jeûne
demande beaucoup plus de temps que la cure avec jeûne.
Pour
la plupart des médecins, la genèse des réactions
du corps humain, spécialement lorsqu'il est malade, reste un
mystère. Combien ils sont loin d'une doctrine susceptible
d'application généralisée. Par exemple, les
Naturopathes emploient continuellement le mot « vitalité
>> et cependant ni les médico-scientifiques ni les
naturopathes ne peuvent dire ce qu'est la vitalité.
Le
Professeur Ehret s'est efforcé de déraciner certaines
erreurs et de montrer la vérité sous un jour si nouveau
et si simple qu'elle devient aisément accessible à
tous.
La
simplicité et la clarté de sa doctrine lui permettent
de descendre du général au particulier. Elles sont
fondamentales pour le succès de ses cures. Il
répète sans cesse que les énoncés qui ne
peuvent pas être compris par le bon sens ne sont pas
sérieux, si scientifique que soit leur apparence.
Cependant,
on aurait tort d'imaginer que toute maladie spécifique peut
être guérie par l'absorption d'une nourriture
convenable, ou de menus spéciaux, ou par la pratique de longs
jeûnes, si le tout est accompli sans expérience, sans
doctrine, et sans avis autorisé pour chaque cas individuel.
Le
jeûne est connu depuis des siècles comme une loi
infaillible de la nature pour réagir contre les maladies. Mais
pourquoi son emploi ne s'est-il pas généralisé,
et n'a-t-il pas été suivi d'un succès universel
? Parce qu'on n'y a jamais recouru systématiquement et
correctement selon l'état du patient.
La
moyenne des gens n'a pas la moindre idée des processus
d'élimination des déchets du corps, du temps que ces
processus demandent, de la manière et de la fréquence
selon lesquelles le régime doit être changé, ni
de ce que signifie l'expulsion des formidables quantités de
déchets accumulés dans le corps pendant toute la vie.
La
maladie est un effort du corps pour éliminer les
déchets, le mucus et les toxines. La technique d'Ehret vient
en aide à la nature de la façon la plus simple et la
plus parfaite. Ce n'est pas la maladie, c'est le corps qu'il faut
guérir. Il faut le nettoyer, le libérer des
déchets, des matières étrangères, du
mucus et des toxines qui y sont accumulés depuis l'enfance. On
ne peut pas acheter la santé dans une bouteille. On ne peut
pas guérir un corps, c'est-à-dire purifier un
système, en quelques jours. Il faut compenser le mal qui lui a
été fait pendant toute la vie.
La
technique d'Ehret n'est ni une cure ni un remède. C'est une
régénération continue, un nettoyage complet,
aboutissant à un état de santé incroyablement
parfait.
Elle
est fondée sur le fait que les encombrements organiques sont
à la base de toutes les maladies et constituent les causes les
plus évidentes d'une vitalité diminuée, d'une
santé insuffisante, d'un manque de forces et d'endurance et de
toute imperfection dans la santé. La santé que la
doctrine habituelle appelle normale apparaît plutôt comme
un état pathologique lorsqu'on la compare avec celle que l'on
atteint par la méthode d'Ehret.
Le
mécanisme humain comporte un système tubulaire
élastique. Or la nourriture « civilisée »
n'est jamais entièrement digérée, et les
déchets correspondants ne sont jamais complètement
éliminés. Le système tout entier est
progressivement constipé, spécialement à
l'endroit des symptômes maladifs et dans le tube digestif.
Telle est la base de presque toutes les maladies.
Dissoudre
ces déchets, les éliminer soigneusement et
intelligemment sous contrôle, tel est l'objet de la technique
des guérisons par le régime sans mucus.
Maladies latentes
aiguës et chroniques
Outre
le mucus et les substances toxiques qui l'accompagnent, le corps
humain contient des matières étrangères telles
que l'acide urique, les toxines et plus spécialement les
médicaments dont on s'est servi.
Des
années d'observation ont montré que les drogues ne sont
pas toujours éliminées comme les déchets de
nourriture : certaines d'entre elles, surtout quand elles contiennent
des métaux lourds, des vaccins, des albumines
étrangères... s'accumulent dans le corps et y restent
pendant des dizaines d'années.
On
a observé des centaines de cas où des drogues prises
10, 20, 30 et même 40 ans auparavant, étaient
expulsées avec le mucus par sa technique d'élimination.
Ceci est évidemment un fait de première importance pour
le médecin pratiquant.
Lorsque
l'on permet au corps de dissoudre ces poisons chimiques, ils se
trouvent réintroduits dans la circulation pour être
éliminés par la voie rénale. Le système
nerveux et le cur en sont affectés, et il peut en
résulter une nervosité extrême, des
étourdissements, des battements de cur excessifs et
d'autres sensations étranges.
Les
personnes qui ne savent pas interpréter ces
phénomènes se trouvent devant des mystères.
Elles appellent le médecin de la famille, qui diagnostique
généralement une maladie de cur et incrimine le
manque d'aliments au lieu d'incriminer les drogues qu'il a
peut-être prescrites lui-même dix ans auparavant.
Or,
la plupart des personnes considérées comme normales et
en bonne santé ont le corps encombré par une
accumulation chronique de déchets de nourriture, de poisons et
de médicaments. C'est cela qui constitue leur maladie latente.
Lorsque
ces matières, cause de maladie latente, sont accidentellement
mises en mouvement, par exemple par un rhume, le malade expulse une
grande quantité de mucus et se sent mal à l'aise. Il
essaie d'arrêter le rhume au lieu de se réjouir du
processus naturel de nettoyage. Si la quantité de mucus
libéré est suffisamment importante pour causer un choc
au système tout entier, mais sans danger, le diagnostic peut
être la grippe.
Si
la nature approfondit son travail éliminatoire, notamment dans
l'organe si important que sont les poumons, tant de poisons et de
mucus se trouvent libérés à la fois que la
circulation du sang se fait avec une grande résistance, comme
dans une machine mal nettoyée ou une automobile qui roule avec
les freins serrés. Le corps réagit par une chaleur
anormale qu'on appelle la fièvre.
Les
médecins baptisent alors le phénomène du nom de
pneumonie. Or la pneumonie n'est qu'un effort fiévreux de la
nature pour libérer un organe vital de ses déchets.
Si
ce sont les reins qui ont à éliminer le mucus
libéré, et qui en reçoivent un choc, il peut en
résulter des lésions néphrétiques.
Bref,
lorsque la nature, dans ses efforts fiévreux pour
éliminer du mucus et des produits toxiques, essaie de sauver
une vie humaine, on appelle cela une maladie aiguë.
La
profession médicale possède plus de 4.000 noms de
maladies. Chaque maladie spéciale est qualifiée
d'après le lieu respectif de l'élimination qui
l'accompagne ou d'après le point congestionné où
le courant sanguin trouve un passage difficile, cause de douleur.
Exemple
: douleur dans les articulations comme dans le cas de rhumatismes.
Pendant
des siècles on a mal interprété cet utile effort
de la nature en vue d'une guérison spontanée. On s'est
efforcé d'en supprimer les effets au moyen de drogues, et les
malades ont continué à manger en .dépit des
signaux d'alarme, de la douleur et de la perte de l'appétit.
Malgré
l'aide du médecin aide trop souvent dangereuse et
dommageable la vitalité du patient, et plus
spécialement ses facultés d'élimination, sont
diminuées. Sous ce handicap, les phénomènes
naturels perdent une partie de leur efficacité et se
produisent moins vite ; le cas devient alors chronique.
Pourquoi
le diagnostic ?
S'il
n'y a qu'une seule maladie, on peut se demander pourquoi un
diagnostic est nécessaire. Si toute maladie est due à
un encombrement interne provenant de nourriture non
digérée, de mucus, d'acide urique, de substances
toxiques, de drogues... pourquoi faire un diagnostic ? C'est ce que
nous allons voir en recherchant pourquoi les régimes de fruits
et le jeûne mis entre des mains inexpertes ont produit des
résultats si douteux.
L'emploi
inconsidéré de ces régimes a provoqué
bien des malentendus provenant de la croyance qu'ils conviennent
à tout le monde et dans tous les cas. Or rien n'est plus
éloigné de la vérité. Il y a peu de
traitements qui demandent autant d'observation individuelle et de
changements continuels de régime pour faire face aux
réactions du patient. C'est pourquoi les personnes qui
essaient sans méthode, sans l'avis d'un technicien,
aboutissent si souvent à des résultats
déplorables.
M.
Me Fadden, par exemple, et bien d'autres recommandent le jeûne
dans tous les cas. Or, de deux patients, l'un peut recouvrer
complètement la santé après deux ou trois
semaines de jeûne, alors que l'autre peut mourir du même
traitement. C'est pourquoi un diagnostic individuel de l'état
général et local et des encombrements organiques est
nécessaire.
Diagnostic
constitutionnel
Pour
faire ce diagnostic, il faut être fixé sur les points
suivants :
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Etat
d'encombrement relatif du corps.
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Prédominance
des mucus ou des poisons dans cet encombrement.
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Présence
ou absence de pus, quantité et nature des drogues
employées précédemment.
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Existence
d'un organe ou d'un tissu interne en voie de décomposition.
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Degré
de diminution de la vitalité.
Dans
cette voie, l'observation et l'expérience montrent que
l'aspect général du patient et notamment sa mine
renseignent toujours un peu sur son état interne.
Diagnostic
médical
Le
diagnostic habituel ne projette guère de lumière sur
ces sujets, bien que les médecins le considèrent
souvent comme plus important que la guérison effective. Leur
diagnostic est généralement fait d'une série de
descriptions de symptômes, d'après lesquels on a
dénommé des milliers de maladies. Combien de malades
disent « le docteur n'a pas trouvé ce que j'avais ».
Le diagnostic médical est-il vraiment si difficile?
Le
nom de la maladie n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant,
car la même ordonnance peut être bonne contre la goutte,
l'indigestion ou le mal de Bright.
Par
exemple, la question de savoir s'il faut jeûner et combien de
temps il faut jeûner ne dépend pas du nom de la maladie,
mais bien de l'état d'encombrement du patient et de la
diminution de sa vitalité.
Concept
naturiste
Le
Naturisme est en avance sur la médecine lorsqu'il enseigne que
toute maladie résulte d'un état de
réceptivité. Mais le naturisme n'explique pas
suffisamment la source, la nature et la composition des
matières étrangères qui sont à la base de
cet état de réceptivité.
Le
Docteur Lahmann dit : « Toute maladie est causée par de
l'acide carbonique et du gaz. » Mais il n'enseigne pas que la
source de ces gaz réside dans la décomposition des
aliments non éliminés, c'est-à-dire dans du
mucus en état de fermentation continuelle.
Le
Docteur Jaeger dit : « Toute maladie est une puanteur. La nature
donne son diagnostic au moyen d'une mauvaise odeur qui indique le
point jusqu'où la décomposition interne a
progressé. »
Le
Docteur anglais Haigh, fondateur du régime antiacide urique,
base son diagnostic général sur l'hypothèse que
la majorité des maladies proviennent de l'acide urique, lequel
constitue en effet à côté du mucus une fraction
importante des matières pathogènes.
Le
naturisme attache une importance considérable au diagnostic
des symptômes, bien qu'il reconnaisse le caractère
unique des origines.
Diagnostic
par l'urine
Beaucoup
de médecins considèrent ce diagnostic spécial
comme le plus important, mais ils l'interprètent
généralement à faux.
A
côté du tube digestif, les canaux urinaires constituent
la principale avenue d'élimination. Aussitôt que l'on
passe au régime naturiste, il apparaît dans l'urine des
déchets, du mucus, des poisons, de l'acide urique et des
phosphates, de l'acétone, etc. et son analyse devient
alarmante.
La
même chose arrive dans la plupart des cas quand on tombe
malade. Chacun s'inquiète de cet effort du corps pour
éliminer les déchets, alors que cette
élimination nation constitue justement le processus de
débarras et de guérison.
Si
l'on trouve du sucre et de l'albumine dans les urines, on dit que
c'est très sérieux et on diagnostique respectivement le
diabète ou le mal de Bright.
Avec
les traitements médicaux habituels, dans le cas de
diabète, le patient peut mourir par dénutrition de
sucre, par suite de l'absence dans son régime du sucre et des
éléments susceptibles de former du sucre. Dans le cas
du mal de Bright, le patient peut mourir du remplacement forcé
des albumines par un gavage d'aliments riches en albumine.
Ehret
estime que tout ce que le corps expulse est déchu, pourri,
mort. Le cas échéant, l'élimination montre
simplement que le patient est dans un état avancé
d'encrassement intérieur, causant déjà une
altération de certains organes internes et une décora
position rapide de l'alimentation ingérée. Ces cas,
comme la tuberculose, doivent être traités très
soigneusement, et très lentement.
Aspect
du côlon humain
Le
diagnostic doit renseigner autant que possible sur l'aspect
général intérieur du côlon. C'est d'une
importance primordiale. Le diagnostic consistera donc principalement
à découvrir dans quelle mesure le tube digestif du
patient est encombré par des déchets.
Les
spécialistes des autopsies disent que 60 à 70 % des
côlons disséqués contiennent des matières
étrangères telles que des vers, et aussi des
matières fécales dures comme des pierres, datant de
dizaines d'années. Les parois intérieures de l'intestin
grêle sont souvent aussi incrustées de matières
fécales anciennes et dures ; elles ressemblent à des
tuyaux de cheminée ayant besoin d'être ramonés.
Sous
l'effet du traitement, certains malades gras éliminent
rapidement 25 à
Il
est surprenant de voir le nombre de malades qui sont dans cet
état et qui ont déjà fait des cures soi-disant
naturistes.
Type
maigre et type gras
Le
corps de l'homme gras est en moyenne plus obstrué
mécaniquement que celui du maigre, parce qu'il est en
général suralimenté de graisses et de farineux.
Chez
le type maigre, c'est l'empoisonnement chimique et physiologique qui
prédomine, parce que les types maigres sont
généralement grands mangeurs de viande, ce qui produit
beaucoup d'acidité, de l'acide urique, d'autres poisons et du
pus.
Histoire
des maladies
En
règle générale, il est bon de poser aux malades
les questions suivantes, dont les réponses apportent un
enseignement très important :
Depuis combien de temps êtes-vous malade ?
<![if
!supportLists]>·
<![endif]>Combien
de traitements avez-vous suivis et les quels ?
L'âge,
le sexe, l'hérédité, sont d'autres points
intéressants, mais le régime actuel du patient reste la
chose la plus importante. Il faut connaître aussi ses envies
spéciales de certains aliments, ses mauvaises habitudes, son
état de constipation, la durée de cet état et
quel genre de régime il a suivi précédemment. En
effet, les changements bienfaisants de régime partiront du
régime actuel du malade. Il ne faut recommander que des
changements progressifs vers un régime amélioré.
Diagnostic
expérimental
Le
diagnostic le moins sujet à erreur que nous connaissions
résulte d'une courte période de jeûne. Plus
rapidement le patient se sent mal après une courte
période de jeûne, plus il est encombré et
empoisonné. S'il a des vertiges ou de forts maux de
tête, c'est qu'il est gravement envahi de mucus et de produits
toxiques. S'il a des palpitations de cur, c'est un signe qu'il
y a du pus quelque part, ou bien que des drogues anciennement
absorbées sont entrées dans le courant circulatoire
pour être éliminées. Une légère
douleur se localise dans les organes internes spécialement
encombrés.
Bref,
après une courte période de jeûne, la nature,
mieux que les rayons X, révèle au praticien
expérimenté le véritable état
intérieur du corps. Il peut faire son diagnostic en clinicien,
bien mieux qu'avec des analyses ou des quantités d'instruments
scientifiques.
Le
diagnostic naturel par le jeûne indiquera infailliblement
l'endroit où un point faible souvent insoupçonné
a commencé à se développer chez l'homme
qualifié de normal. La connaissance de ce point faible permet
de savoir comment l'intéressé deviendra malade,
fût-ce dans plusieurs années, s'il continue son
alimentation défectueuse. Elle permet la prévision de
la maladie.
Quelques
diagnostics spéciaux
Le
Rhume. C'est un excellent effort pour éliminer des
déchets des cavités de la tête, de la gorge et
des tubes bronchiaux.
Tuberculose.
Au lieu d'éliminer par les voies naturelles, le malade
tuberculeux élimine continuellement par les poumons le mucus
causé par les erreurs de suralimentation et par l'ingestion
excessive d'aliments trop riches. Le poumon est rempli de
matières pathogènes sur lesquelles les microbes peuvent
pulluler ; et on appelle cela tuberculose.
Le
poumon ne travaille plus suffisamment pour assurer la circulation, et
le système cellulaire tout entier se désagrège
de plus en plus avant la mort du patient.
Rage
de dents. Les rages de dents sont un signal d'alarme de la
nature : arrêtez-vous de manger. Il faut réparer. Il y a
des déchets acides ou du pus dans l'organisme, qui a trop
absorbé d'aliments pauvres en sels minéraux
assimilables, trop de viande.
Rhumatismes
et Goutte. Le mucus et l'acide urique des adeptes d'un
régime fortement carné se sont accumulés plus
spécialement aux articulations, qui constituent la partie des
tissus la moins perméable au passage de la circulation
sanguine.
L'estomac
est le fournisseur central des matières pathogènes. Il
y a une limite à sa capacité de digérer et de se
vider après les repas. Si l'on mange abondamment trois fois
par jour, l'estomac n'arrive jamais à se vider et tous les
aliments, même les meilleurs, sont mélangés avec
du mucus acide. L'étonnant, c'est que l'être humain
supporte une pareille chose aussi longtemps.
Goitre.
C'est un utile dépôt de la nature pour
empêcher une énorme quantité de déchets
d'entrer dans la circulation.
Furoncles.
Même chose, en principe, mais l'élimination est
externe.
Bégaiement.
C'est une accumulation spéciale de mucus dans la gorge
qui gêne le fonctionnement des cordes vocales. Ehret assure en
avoir guéri plusieurs cas.
Maladies
du foie et des reins. II s'agit d'organes de structure
très spongieuse, dont la fonction est celle d'un filtre
physiologique. C'est pourquoi ils sont facilement obstrués par
des mucus collants.
Maladies
sexuelles (Syphilis exceptée). Elles ont leur origine
dans l'élimination du mucus à travers les organes
correspondants, et il est facile de les guérir sans drogues.
Il est bon de savoir que l'emploi de certains médicaments
produit, même sans maladie, certains symptômes
caractéristiques de la syphilis. Plus on a absorbé de
médicaments, surtout du mer-| cure, plus il faut apporter de
soin à la conduite du traitement.
Maladies
des yeux et des oreilles. Même la myopie, la
presbytie et les troubles d'audition résultent de la
congestion de ces organes ; à l'aide de sa technique, Ehret
assure avoir guéri quelques cas de cécité et de
surdité.
Maladies
mentales. II assure également que ses malades mentaux
avaient non seulement de la congestion générale, mais
plus spécialement de la congestion du cerveau. Un homme qui
était à la frontière de la folie a
été guéri par un jeûne de quatre semaines.
La folie sans lésions cérébrales est une des
choses les plus faciles à guérir par le jeûne
lorsque ceux qui ont perdu la raison ont l'instinct naturel de ne pas
manger.
D'ailleurs,
les malades non mentaux guéris par le régime sans mucus
ont pour la plupart leur état mental amélioré.
Leur esprit est plus clair après le jeûne, et
l'unité de pensée tend à y remplacer le
désordre.
II
semble que les maladies soient à peu près aussi
mystérieuses pour les médecins modernes que pour les
sorciers des tribus africaines. Les premiers remplacent simplement la
théorie des démons par celle des microbes. C'est
toujours un mystérieux pouvoir extérieur qui veut vous
faire du mal et attenter à votre vie. On lutte contre la
maladie au lieu de lutter pour la santé.
Il
ne faut pas enlever aux naturopathes le mérite d'avoir
prouvé que la maladie survient à cause de la
présence de substances étrangères à
l'intérieur du corps, substances qu'il faut éliminer
parce qu'elles constituent un terrain de culture ou qu'elles
paralysent les résistances naturelles.
Si
l'on veut devenir son propre médecin, ou guérir les
autres sans drogues, il faut également pouvoir faire un
diagnostic exact, afin d'avoir une idée claire de
l'état interne du patient. Or c'est le livre de la nature qui
décrira infailliblement cet état, par une
expérience que nous appellerons celle du miroir magique.
Malade
ou non, toute personne qui voudra tenter cette expérience
éliminera du mucus, démontrant par là même
que la base de toutes les maladies réside dans l'encombrement
du système tissulaire par des substances alimentaires non
éliminées, non utilisables, et non
digérées.
Le
miroir magique prouvera que les symptômes individuels, les
souffrances ou les sensations désagréables, quel que
soit le nom dont on les appelle, résultent d'une accumulation
locale extraordinaire de déchets.
La
langue chargée est la preuve d'un encombrement constitutionnel
qui obstrue et congestionne la circulation par du mucus dissous,
mucus qui apparaît jusque dans l'urine.
Les
replis intestinaux sont encombrés par du mucus collant, qui
retient des matières fécales pendant des années.
Ces matières empoisonnent continuellement la circulation,
gênent le processus de la digestion et empêchent la
formation de sang pur.
Pour
regarder à l'intérieur du corps plus clairement que les
spécialistes avec leurs rayons X, pour connaître
l'origine d'une maladie, et même pour découvrir
certaines défectuosités physiques ou mentales
insoupçonnées, essayez ceci :
Jeûnez
48 heures, ou ne mangez que des fruits (oranges, pommes, ou fruits
juteux de saison) pendant deux ou trois jours. Vous remarquerez que
votre langue devient très blanche. Lorsque ce
phénomène j coïncide avec une maladie aiguë,
on conclut à l'indigestion.
Or
la langue est le miroir non seulement de l'estomac, mais de toutes
les muqueuses. Le fait qu'elle se recharge même si on la racle
avec une raclette dénonce la | quantité de crasse, de
mucus et d'autres poisons [accumulés dans le corps,
impuretés qui ont une tendance naturelle à
s'éliminer par les surfaces internes de l'estomac, de
l'intestin et des autres cavités muqueuses.
Après
avoir jeûné, il est recommandable de diminuer lia
quantité habituelle de nourriture et de ne manger que des
aliments naturels et nettoyants (fruits et légumes sans
amidon). On permet ainsi au corps de diluer et d'éliminer du
mucus, ce qui constitue le processus de la guérison.
Au
cours de l'expérience, observez l'urine en la laissant reposer
quelques heures dans un récipient de verre, et regardez les
quantités de mucus qu'elle contient.
La
quantité réelle de déchets qui forme la base
mystérieuse des troubles est presque incroyable. Les globules
blancs du sang sont des déchets. Aucun des civilisés
occidentaux n'a le sang ni les vaisseaux sanguins libres de mucus.
Leur système tubulaire ressemble à une cheminée
remplie de suie qui n'aurait jamais été
nettoyée. Il est même pire, parce que les déchets
des protéines et des amidons sont collants. Remarquez que les
organes internes les plus importants, poumons, reins, glandes... ont
une construction spongieuse caractéristique. Imaginez une
éponge trempée dans de la colle ou dans de la glu, et
vous aurez une image d'un pancréas, d'un foie ou d'un rein
malade !
Il
serait souhaitable que les naturopathes libérassent de plus en
plus leurs doctrines de toutes les superstitions médicales
qualifiées à tort de diagnostic scientifique.
La
nature seule apprend la science et la vérité. Elle
guérit d'une seule manière, par le régime et le
jeûne, toutes les maladies qu'il est possible de guérir.
Cela montre qu'elle ne reconnaît qu'une seule espèce de
maladie, et que les principaux facteurs de mauvaise santé
résultent de la présence dans le corps de
déchets, de matières étrangères et de
mucus, sans compter l'acide urique et les produits toxiques, ainsi
que le pus s'il y a des tissus décomposés.
Pour
se rendre compte à quel point le corps humain est
encombré, il faut avoir observé comme Ehret des
milliers de jeûneurs. Le fait inconcevable reste le suivant :
comment est-il possible au corps de stocker une pareille
quantité de déchets ?
Avez-vous
jamais cherché à mesurer les masses de phlegme
expulsées pendant un rhume ? Or les cavités
bronchiales, les poumons, l'estomac, les reins d'une personne
enrhumée sont un peu dans le même état que les
cavités de sa tête.
Dès
la fin du siècle dernier, d'éminents pionniers
naturistes disaient : « Toute maladie provient de
matières étrangères au corps et de
déchets. »
Ehret
a dit dès 1910 et répète indéfiniment que
la principale de ces matières est une sorte de pâte
gluante provenant de mauvais aliments décomposés,
pâte qu'il est possible d'apercevoir lorsqu'elle quitte le
corps à l'état de mucus.
La
lumière de la vérité éclaira brutalement
Ehret après qu'il eut jeûné, contrairement
à l'avis du médecin naturiste qui le soignait pour le
mal de Bright. Pendant l'examen des éprouvettes d'urine
remplies d'albumine, Ehret lisait sa condamnation sans appel sur le
visage de son médecin.
Mais
sa propre interprétation était entièrement
différente. Il concluait à juste titre que tout ce que
la nature expulse ou élimine est du déchet, que ce soit
de l'albumine, du sucre, des sels minéraux, de l'acide
urique...
Ceci
se passait avant 1900, et ce médecin naturiste est
resté persuadé jusqu'à sa mort qu'il fallait
remplacer l'albumine éliminée par des aliments riches
en protéines.
Le
diagnostic médical habituel du mal de Bright, quand l'analyse
chimique des urines dénote une forte proportion d'albumine,
est aussi trompeur que les autres. L'élimination de l'albumine
prouve que le corps n'en a pas besoin, qu'il est surchargé,
suralimenté de protéines. Au lieu de réduire
l'absorption de ces aliments empoisonnants, on l'augmente à
tort en vue de remplacer les éliminations. Le patient peut en
mourir. Quelle tragédie de remplacer un déchet pendant
que la nature s'efforce de guérir en l'éliminant !
Un
autre essai de laboratoire important est celui qui dénote la
présence de sucre dans les urines. On conclut au
diabète, phénomène toujours mystérieux
pour les médecins.
Ceux-ci,
au lieu de conseiller les sucres naturels qui peuvent se combiner
avec le sang et être utilisés par l'organisme, font
avaler aux diabétiques des ufs, de la viande, du
jambon... et arrivent parfois à faire mourir le patient de
dénutrition sucrée, en l'empêchant d'absorber les
aliments naturels qui contiennent ou qui produisent du sucre.
Que
de peine ne faudra-t-il pas pour nous débarrasser des
idées fausses qui ont été gravées dans
notre tête depuis l'enfance !
Une
autre manière de tomber dans l'erreur consiste à
rechercher un nom pour chaque maladie individuelle. Pour entreprendre
une cure naturelle de jeûne et de régime, le nom d'une
maladie n'a aucune importance. Puisque toute maladie résulte
de la présence de matières étrangères
dans le corps, les choses qu'il faut savoir sont les suivantes :
quelle est la quantité de ces matières qui encombrent
le patient ; jusqu'à quel point empêchent-elles le
système de fonctionner ; quelle est leur nature ; quel est le
point d'abaissement de la vitalité. Dans le cas de tuberculose
ou de cancer, il faut savoir si les tissus eux-mêmes sont
atteints. Leur décomposition se manifeste par l'apparition du
pus et des microbes correspondants.
Des
centaines de malades ont l'habitude de consulter plusieurs
médecins, dont chacun fait un diagnostic et classe la maladie
sous un nom différent.
On
heurte parfois les patients, on les surprend toujours en leur disant
: votre diagnostic facial peut indiquer exactement ce dont vous
souffrez, et vous le verrez vous-même dans le miroir magique
d'ici quelques jours.
Diagnostic
expérimental
Comme
indiqué plus haut, le diagnostic expérimental
nécessite deux ou trois jours de jeûne. Les personnes
obèses doivent boire pas mal pendant le jeûne. La
surface de la langue montrera clairement l'aspect intérieur du
corps. L'haleine indiquera l'étendue et la nature de la
décomposition. Il est même possible d'indiquer,
d'après elle, le genre de nourriture que le patient
préfère.
Si
le malade ressent une douleur au commencement du jeûne, il peut
être certain d'avoir un point faible, une maladie en gestation
dont le syndrome n'est pas assez développé pour que
l'examen médical habituel le révèle. Des
déchets apparaîtront dans les urines avec des nuages de
mucus. Du mucus sera expulsé par le nez, la gorge, les poumons
et le rectum. Plus le malade se sent faible et déprimé
pendant le jeûne, plus l'encombrement de son organisme est
grand et plus sa vitalité est affaiblie.
Le
diagnostic expérimental indique exactement les
déficiences. On en déduit la manière d'y
remédier, soit par un régime de transition
modéré, soit par un régime plus radical, soit en
jeûnant ou en interrompant le jeûne.
L'expérience
du miroir magique est à la base da processus des
guérisons naturelles, physiques et chimiques. C'est une
question posée à la nature à laquelle la nature
répond infailliblement partout et toujours.
Si
le malade devient nerveux, ou s'il a des battements de cur, on
peut être certain qu'il a des drogues accumulées dans le
corps.
Un
tuberculeux réagit à une courte période de
jeûne par des éliminations tellement terribles, que
l'impossibilité de le guérir avec « de bons
aliments nourrissants » (ufs ou lait) devrait
apparaître avec évidence aux plus ignorants.
Le
diagnostic expérimental suggéré ci-dessus
paraît indispensable. Impossible de regarder un
intérieur mieux qu'avec cette simple méthode.
Impossible de découvrir plus exactement, même avec des
appareils complexes, l'état réel des malades.
Impossible de se fier aux autres méthodes, y compris le
diagnostic de l'iris, l'examen de la colonne vertébrale,
etc...
La
nature reflète la vérité. Ses
révélations et ses démonstrations ne semblent
étranges que si Ton ne sait pas les interpréter.
Arrivons au pronostic de la maladie. Toute personne qui n'a
pas passé par le processus complet de guérison par le
régime sans mucus, et quelle que soit son apparence de
santé, a une maladie latente. La nature n'attend que
l'occasion d'éliminer les déchets qui occasionneront
cette maladie.
Chacun
sait qu'un choc sévère, comme un coup de froid ou une
grippe, provoque une élimination ; mais en
général on ne comprend pas le phénomène.
Les médecins recommandent de continuer à manger,
prescrivent des drogues, arrêtent l'élimination,
interdisent à la nature de continuer le nettoyage
intérieur qu'elle avait commencé, et provoquent ou
prolongent par cela même les maladies aiguës ou
chroniques.
Toute
personne, même bien portante et spécialement à
l'âge critique, entre 30 et 40 ans, devrait jeûner
quelques jours, et regarder dans le « miroir magique »
l'étendue de ses maladies latentes, afin de connaître
leur nature, de situer les points faibles et de savoir ce qui va
arriver.
C'est
la prévision de la maladie. Si les Compagnies d'assurances sur
la vie y croyaient, elles auraient une méthode excellente pour
calculer leurs risques.
Au
cours de cette première expérience, il est dangereux de
jeûner jusqu'à ce que la langue soit propre.
Qui
peut expliquer pourquoi la langue devient propre lorsqu'on rompt un
court jeûne par un bon repas ? Pourquoi, après un
jeûne, le « miroir magique » dénonce-t-il une
élimination plus grande si l'on se nourrit de fruits et
d'aliments sans mucus que si l'on absorbe des aliments «
civilisés », ufs, viandes, fromages, etc.. ?
C'est
le mystère du « miroir magique » et son explication
est simple : l'élimination est arrêtée
temporairement par l'ingestion de mauvais aliments, parce que les
organes internes s'occupent d'abord de faire face au nouvel ennemi
qui les envahit. Ils cessent aussitôt de s'occuper des
déchets déjà stockés.
Avec
de mauvais aliments, on se sent donc mieux pour un temps qu'avec des
fruits, et pendant cette période il semblerait même que
le miroir magique soit trompeur en laissant croire que
l'intérieur du corps est propre. Le retour aux aliments
naturels ne tarde pas à prouver le contraire.
Pour
une personne ordinaire, il faut de une à trois années
de régime naturiste et nettoyant, coupé de jeûnes
systématiques, pour que le corps soit effectivement
débarrassé de ses déchets. Au cours de ce
processus, on pourra observer comment le corps élimine
continuellement des déchets par toute sa surface, par le canal
urétral, par le côlon, par chaque pore de la peau, par
les yeux, les oreilles, le nez et la gorge. On constatera l'expulsion
de mucus sec par exemple au moyen de pellicules, et de mucus humide
sous des formes variées.
Comment
nier de bonne foi après ces observations que les maladies
proviennent de la présence d'une immense quantité de
déchets accumulés ? Comment ne pas comprendre qu'il est
possible d'éliminer à l'avance, par le régime et
le jeûne, le substratum des maladies chroniques ?
Après
une expérience personnelle, le lecteur sera certainement
d'accord, et ne trouvera pas exagéré de dire que
l'impureté intérieure est une expression trop faible
pour décrire la constipation chronique. Une description
sincère s'accommoderait mieux des mots : «
déchets, fange, mucus, puanteur et pourriture ».
Le
Professeur Ehret se sert parfois d'une équation pour exprimer
la formule de la vie et en même temps celle de la mort. Voici
cette formule bien simple.
Il
appelle « V » la vitalité.
Il
appelle « F » la force qui, sans aliments et pendant un
temps dont personne ne connaît la durée maximum, fait
mouvoir la machine humaine, maintient en vie, engendre vigueur,
rendement et endurance.
Il
appelle « O » l'obstruction, l'encombrement, les
matières étrangères, le mucus, les toxines et
toutes les impuretés qui obstruent la circulation, diminuant
la perméabilité des organes internes.
L'équation
de la vie est alors : V = F O.
Aussitôt
que « O » est sur le point de devenir plus grand que F,
l'équation montre que la machine humaine va s'arrêter.
En
mécanique, un ingénieur peut calculer de manière
[similaire la puissance utilisable d'une machine par la formule :
D (puissance disponible) = P (puissance théorique) F
(frottement). A puissance théorique égale, la machine
la plus parfaite est celle qui travaille
Si
l'on applique cette idée fondamentale à la machine
humaine, on voit aussitôt combien souvent la médecine
fait fausse route. On voit aussi que les naturistes ont trouvé
un mode de guérison véritable en éliminant les
obstructions, c'est-à-dire les dépôts
étrangers au corps, les mucus, et les produits de
décomposition.
Mais
jusqu'ici la science moderne n'a pas réussi à montrer
ce qu'est réellement la vitalité et combien elle peut
devenir prodigieuse. Elle n'a pas non plus montré comment on
peut accéder à une santé absolue,
supérieure et magnifique.
Le
Professeur Ehret enseigne une nouvelle physiologie basée sur
le redressement des idées erronées concernant la
circulation, la composition et la formation du sang, le
métabolisme.
Son
leitmotiv est celui-ci : ce qui ne peut pas être vu avec
évidence, ou conçu immédiatement par des
raisonnements simples, n'est pas sérieux.
Avant
tout, la machine humaine ressemble à un moteur à gaz
que les poumons font marcher par pression et contre-pression d'air. A
l'exception du > squelette, ce moteur est construit avec des
matériaux \ caoutchouteux très élastiques et
spongieux appelés chairs et tissus.
Ce
moteur fonctionne comme une pompe mue par de l'air comprimé,
avec une circulation interne corrélative de liquides, sang et
autres sucs. Les poumons sont la pompe et le cur est la
soupape, contrairement à ce qui est généralement
enseigné. Le corps fonctionne automatiquement en inhalant de
l'air sous la pression atmosphérique de un kilo par
centimètre carré, et en expulsant de l'air chimiquement
changé sous l'effet de la contre-pression équivalente
du diaphragme, et des autres muscles qui concourent à la
respiration.
C'est
cela qui est la vitalité, le premier ressort de la vie
animale. C'est cela qui a été appelé « F
» dans l'équation de la vie et qui maintient en vie. On
ne peut pas vivre cinq minutes sans air. 70 centilitres d'air
constituent une inspiration normale et ne pèsent qu'un gramme.
Veuillez bien comparer l'effort d'une inspiration et celui qu'il faut
pour mouvoir un gramme. Le premier est peut-être cent fois plus
énergique que le second. C'est lui qui force le sang à
circuler, tandis que l'effort du cur correspond à
l'énergie très minime nécessaire et suffisante
pour ouvrir et fermer quatre soupapes en une seconde et adapter le
volume du cur à son contenu sous l'effet de
contre-pressions existantes.
Pour
que l'ensemble de ces mouvements soit possible, il faut que la
machine soit bâtie en tissus élastiques et spongieux et
qu'elle possède une force vitale de tension, une
capacité de vibration, d'expansion et de contraction. Le
chimiste Henzel a démontré que
l'élasticité vitale spéciale des tissus est due
à une combinaison de sucre et de chaux. Tels sont les faits
qui ont constitué jusqu'ici le secret de la vitalité.
Le
mot latin spira signifie d'abord air, ensuite esprit. Le souffle de
Dieu est avant tout du bon air frais. Un dicton assure que la
respiration est la vie.
On
peut développer la vitalité et la santé par des
exercices physiques et respiratoires. On peut chasser des
obstructions en développant une plus forte pression et une
plus forte contre-pression d'air.
Il
est également vrai que l'on peut remédier aux maladies
en accélérant artificiellement la circulation, en
mettant de « l'avance à l'allumage » et en faisant
vibrer les tissus. Mais en agissant de la sorte on ne fait
qu'augmenter artificiellement « F » (la force) pendant un
temps, au détriment de la capacité des tissus à
utiliser la contre-pression et de leur élasticité. En
d'autres termes, on n'augmente pas « V », bien au
contraire. Chacun sait par expérience ce qui arrive à
une bande de caoutchouc continuellement tendue à
l'extrême : elle perd son élasticité.
Qui
prétendrait nettoyer un moteur en le faisant constamment
tourner à plein régime et en le secouant ? Il faut
d'abord le vidanger, puis l'imprégner de liquides susceptibles
de dissoudre les dépôts inutiles et enfin changer le
combustible pour un meilleur.
La
dernière phase de cette action pose la question des aliments.
Quels sont ceux qui donnent le plus d'énergie, d'endurance, de
santé et une vitalité accrue ; quels sont ceux qui
provoquent les maladies et la vieillesse ?
Ces
bases étant posées, que faut-il pour augmenter la
vitalité ?
La
formule « V » = F O donne une réponse
aveuglante de clarté et dissipe tout mystère. Il faut
diminuer « O » (les obstructions) en commençant par
diminuer les quantités de nourriture de toute espèce.
Il faut même supprimer entièrement la nourriture pendant
un temps, si le diagnostic le justifie.
Ensuite,
il faut arrêter ou au moins diminuer par tous les moyens
l'ingestion d'aliments générateurs de mucus, et
accroître l'ingestion de ceux qui dissolvent les obstructions,
ainsi que de ceux qui donnent au sang sa richesse et aux tissus leur
élasticité.
Aussitôt,
« V » (la vitalité) est accrue, par suite du
fonctionnement libre de « F », source de puissance presque
illimitée.
En
d'autres termes, le problème de la vie animale consiste
à faire fonctionner la machine avec une circulation libre et
à assurer ses réactions par le maintien de
l'élasticité des tissus au moyen d'une nourriture
appropriée.
Dans
un corps rempli de déchets et de poisons, les bons aliments ne
peuvent pas entrer convenablement dans la circulation sanguine pour
devenir des substances vitales productrices d'énergie. Ils
sont mélangés avec du mucus et des auto-toxines qui les
empoisonnent. Ils peuvent diminuer la vitalité, et
accroître « O » au lieu d'accroître « F
».
Il
est bien inutile de rechercher les valeurs alimentaires avec
l'idée d'accroître « F » ou « V »
tant que le corps est plein de « O ».
La
technique du Professeur Ehret consiste à augmenter la
vitalité au moyen de courtes périodes de jeûne
alternant avec l'ingestion d'une nourriture sans mucus ou pauvre en
mucus, mais pas avec l'idée fausse que « V » est
directement accru chez une personne malade par l'ingestion de cette
nourriture. Il faut se débarrasser de « O » à
l'aide de menus établis personnellement et intelligemment pour
chaque cas particulier, et « V » augmentera
automatiquement. Le jeûne permet d'obtenir ce résultat
avec une bien plus grande rapidité.
On
touche maintenant du doigt une des raisons pour lesquelles tant de
cures de jeûne ou de fruits échouent. Certaines
personnes inexpérimentées font dissoudre les
obstructions trop rapidement, par trop grandes masses à la
fois et se sentent bien pour un temps. Le processus de dissolution
atteint alors des couches plus profondes et l'obstruction dans le
sang réaugmente. Le patient se sent faible et reprend des
aliments < civilisés » dont l'absorption
arrête aussitôt l'élimination en cours. Il se sent
bien de nouveau, rejette sur les bons aliments la
responsabilité de sa faiblesse, et considère les
mauvais comme nécessaires au soutien des forces vitales. Il
perd sa foi et dit en toute sincérité : « J'ai
essayé, mais ça n'a pas marché ».
Telle
est une des pierres d'achoppement sur lesquelles viennent buter les
patients et souvent même les médecins naturistes ainsi
que les spécialistes des régimes.
Beaucoup
d'entre eux ont cependant de l'expérience, mais très
peu comprennent que la vitalité, l'énergie et la force
ne proviennent pas principalement de la nourriture.
Voici
le résumé des idées du Professeur Ehret à
ce sujet :
Personne
ne connaît le délai maximum pendant lequel le corps qui
se trouve dans cet état idéal peut se passer d'aliments
solides et liquides. Dans un tel corps, la force « F » se
nourrit de l'appoint d'autres agents naturels, tels que
l'électricité, l'ozone, la lumière (surtout
solaire), les parfums des fruits et des fleurs. Dans ces conditions
de perfection naturelle, il est même possible que l'azote de
l'air puisse être assimilé directement.
Nous
venons de voir en quoi consiste la vitalité. A la
lumière de ces données, les notions usuelles de
physiologie demandent à être revues, notamment sur les
points suivants :
Circulation
du sang
Répétons
ici que les muscles du cur sont incapables de fournir toute
l'énergie nécessaire à la circulation du sang.
Ce sont les dilatations et les contractions des poumons qui
fournissent la plus grande partie de la force motrice
nécessaire, en comprimant des tissus élastiques
d'où le sang est chassé en avant, puis en les laissant
se remplir à nouveau pendant la détente. Le cur
sert surtout de soupape régulatrice, comme dans un moteur
l'aspiration, la compression, la combustion et l'échappement
fournissent la force motrice, les soupapes ne servant qu'à
régler l'arrivée du mélange combustible.
Dans
la vie embryonnaire, la pression du liquide sanguin est fournie par
les poumons de la mère. Dès qu'elle est interrompue, il
faut que le nouveau-né respire lui-même. S'il n'est pas
en état de le faire, il meurt, et pourtant il y a des mois que
son cur bat. Mais ce petit cur n'a pas la force de faire
circuler le sang. Il ne peut que régler la distribution du
sang arrivant déjà sous pression.
Si
l'on veut un exemple de plus, imaginons que l'on veuille
accélérer ou ralentir la circulation, d'abord sans
drogues, puis avec drogues.
Sans
drogues, on n'a pas d'action directe sur le cur. Mais on
dispose d'une action directe sur les poumons. Il suffit de respirer
très fort et très vite, de presser sur
l'accélérateur pulmonaire, pour accélérer
vivement la circulation et voir augmenter en conséquence le
nombre des battements du cur.
Avec
drogues, les conclusions sont les mêmes, quoique plus sujettes
à discussion. Aussitôt qu'un poison stimulant, l'alcool
par exemple, entre dans la circulation, l'activité du
cur est augmentée. Par contre, les poisons paralyseurs
des nerfs et de la tension musculaire générale, tels
que la digitale, ont pour effet de la ralentir.
MÉTABOLISME
Les
recherches du Professeur Ehret, son expérience et ses
observations portant sur plusieurs centaines de jeûneurs, ont
démontré nettement que la protéine des cellules
vivantes du corps n'est nullement détruite par le processus de
la vie, et n'a besoin d'être entretenue que par un appoint
infinitésimal. On ne parle pas ici des graisses superflues.
Le
public est généralement persuadé que les
jeûneurs vivent de leur propre chair par autophagie. Or, ce
qu'on appelle métabolisme dans ce cas n'est que
l'élimination naturelle des déchets par le corps
aussitôt que l'estomac est vide.
Même
le Docteur Kellog est persuadé qu'un végétarien
devient carnivore lorsqu'il jeûne, et les naturistes ont plus
ou moins endossé cette erreur. Ils s'imaginent que la machine
humaine ne peut pas fonctionner une minute sans aliments solides,
protéines et graisses, et ils concluent à tort que
l'homme meurt ou doit mourir d'inanition aussitôt qu'il a
consommé ses protéines et ses graisses au cours d'un
jeûne. Or, voici les faits :
Les
individus maigres peuvent jeûner plus facilement et plus
longtemps que les gras. Les fakirs hindous n'ont que la peau et les
os. Ce sont les types les plus maigres connus et cependant ce sont
les plus capables de jeûner longtemps sans
inconvénients. Où est l'usure de leurs protéines
dans ce cas ? Et celle de leur chair ? La vérité, c'est
que mieux le corps est débarrassé de ses déchets
et de ses mucus, plus il supporte facilement un long jeûne. Si
l'on veut jeûner, le préliminaire naturel est donc un
régime laxatif d'élimination. C'est après une
période prolongée de régime sans mucus que le
Professeur Ehret a pu effectuer son record de jeûne sous
contrôle officiel, soit 49 jours sans aliments solides ni
liquides autres que de l'eau.
Nous
répétons que la graisse humaine n'est qu'une substance
inutile, non incorporée, et en décomposition partielle.
Plus le corps est libre de graisses, de mucus et de poisons (lesquels
s'éliminent dès que l'on jeûne), plus il lui est
facile de supporter un long jeûne exclusivement avec de l'eau.
A
l'état de santé, le corps humain n'expulse ou ne
brûle aucune cellule vivante. Personne ne sait combien de temps
il est possible de jeûner sans mourir de faim lorsque le corps
est épuré. L'Eglise catholique cite des saints qui ont
jeûné pendant des années.
La
théorie du métabolisme proclame la
nécessité du remplacement des cellules (alors que
celles-ci ne sont pas usées) à l'aide d'aliments
cadavériques riches en protéines, et de viandes
partiellement décomposées ayant traversé le
processus destructif de la cuisson.
L'imagination
la plus dévergondée ne suffit pas pour concevoir la
folie de cette doctrine et de ses conséquences, ni pour
comprendre à quelle vitesse son application fait périr
les individus.
La
plupart des gens sont persuadés qu'en augmentant de poids au
moyen d'une « bonne nourriture » on forme de la chair et
qu'on fortifie sa santé. Or, si l'on nettoie l'intestin d'un
homme gras et soi-disant bien portant, on lui fait perdre
immédiatement 2 ou 3 kilos de sa « santé »,
même si ses selles ont toujours été
régulières.
Le
vocabulaire usuel n'est pas assez riche pour permettre de formuler
une conclusion.
Aliments
riches en protéines
Lorsque
le mouvement naturiste et les régimes sans viande virent le
jour au siècle dernier, les médecins voulurent prouver
mathématiquement que l'énergie physique et mentale
devait être entretenue par le remplacement quotidien d'une
certaine quantité de protéines.
Lorsqu'une
personne se sentait faible, se fatiguait rapidement,
s'épuisait ou tombait malade, il devint à la mode de
lui conseiller d'agir exactement à l'opposé des lois
naturelles.
On
a vu par tout ce qui précède combien la force d'un
individu peut augmenter sans aucune espèce de nourriture et
plus particulièrement sans protéines. La
vérité est que les aliments riches en protéines
agissent pendant un temps comme stimulants, parce qu'ils se
transforment rapidement en poisons à l'intérieur du
corps. Chacun sait que les substances animales deviennent très
toxiques dès qu'elles s'oxydent à l'air. Elles le sont
encore plus à la température du corps.
Les
savants eux-mêmes divergèrent de vues. Les uns crurent
pouvoir prouver que l'homme appartient biologiquement à la
classe des carnivores, tandis que les autres prouvaient qu'il descend
du singe, lequel est exclusivement frugivore. Il est pourtant bien
évident que l'adulte n'a pas besoin de beaucoup de
protéines, puisque le lait de femme n'en contient que 3 %, et
qu'avec ce faible chiffre la nature bâtit un corps nouveau.
L'erreur
va plus loin : on s'ingénie à remplacer de force
quelque chose qui n'est pas détruit, ni usé, ni
consommé.
Il
est vrai que la vie est basée sur la transformation des
matières par voie chimique et physiologique, mais non sur
l'idée absurde qu'il faut manger des protéines pour
fabriquer les protéines des muscles et des tissus. Est-il
nécessaire qu'une vache boive du lait pour produire du lait ?
Nous
verrons plus loin à propos de la formation du sang comment
certaines transformations de matières prennent place dans le
corps, et comment certains aliments produisent des protéines.
Ces transformations n'ont pas lieu par remplacement d'anciennes
cellules par des nouvelles. Elles se forment sous l'action des sels
minéraux qui sont les pierres angulaires de la vie animale et
végétale. Les additions de remplacement sont
très inférieures à ce que l'on enseigne.
Comparons
maintenant deux hommes dont l'un suit un régime carné
accentué, et l'autre un régime végétarien
d'aliments contenant du mucus et de l'amidon. Le régime du
premier produit moins d'obstructions solides, parce que le volume des
aliments carnés qui lui sont nécessaires est bien plus
petit. Il peut vivre plus longtemps que le second, mais ses maladies
terminales sont plus dangereuses parce qu'il accumule plus de
poisons, d'acide urique et de pus.
Lorsqu'on
connaît la vérité sur la nourriture humaine, il
est curieux de voir comment les physiologistes établissent
dans les ténèbres des standards de quantités
d'albumine nécessaires pour la moyenne des hommes. On
remarquera que ces standards deviennent peu à peu plus minces.
Pendant des milliers d'années les hommes se portaient mieux
sans formules alimentaires. Il est même probable qu'aucun
physiologiste moderne n'a jamais commandé son dîner
à son cuisinier en lui expliquant les valeurs alimentaires.
Tout cela n'est pas sérieux.
Quelques
spécialistes, comme le Professeur Schittenden, ont
démontré expérimentalement que l'énergie
et l'endurance sont accrues par une diminution de la nourriture,
surtout des protéines. Le Professeur Hindede a prouvé
qu'il y avait à peine besoin de s'occuper des albumines.
Fletcher fit mieux que tous. Il vécut avec un sandwich par
jour, se guérit de sa maladie réputée incurable
et développa une endurance prodigieuse. Il mâchait fort
longtemps chaque bouchée, jusqu'à ce qu'elle soit
devenue complètement liquide.
Lorsque
le Professeur Ehret eut dominé la crainte des
conséquences fatales qui lui étaient prédites
s'il n'adhérait pas strictement à la doctrine
soi-disant scientifique des protéines, il découvrit et
démontra que dans un corps libre de mucus et de poisons, les
aliments les plus pauvres en protéines, les fruits, produisent
le maximum d'énergie et une endurance incroyable.
En
résumé, lorsque la médecine enseigne que les
aliments riches en protéines sont nécessaires pour la
santé, elle est responsable d'un des phénomènes
les plus tragiques de la dégénérescence
occidentale, sans compter que l'usage des aliments protéiques
contribue à l'habitude si dangereuse et si destructive de la
gloutonnerie. C'est folie d'essayer de guérir les maladies en
mangeant davantage, et notamment davantage de protéines.
Hippocrate, le grand génie médical, disait toujours :
« Plus vous nourrirez une personne malade, plus vous lui ferez
de mal. » II disait aussi : « Vos aliments seront vos
remèdes et vos remèdes seront vos aliments. »
Composition
du sang
Le
problème de la composition du sang est le suivant : Est-ce que
les globules blancs sont des cellules vivantes ? Ont-ils une
importance vitale pour protéger et maintenir la vie, pour
détruire les germes de maladie, pour immuniser le corps contre
la fièvre, l'infection ?... Ou bien sont-ils au contraire des
déchets, des substances alimentaires inutilisables, du mucus
ou du « pathogène », comme dit le Docteur Powell ?
Sont-ils indigestibles et impossibles à assimiler ?
Constituent-ils les déchets des aliments riches en
protéines et en amidons que l'Occidental moyen entonne
d«ns son estomac trois fois par jour ? Font-ils partie de ce que
nous avons appelé le mucus, support de toutes les maladies ?
La
pathologie habituelle assure que le nombre des globules blancs
augmente en cas de maladie. La physiologie assure que leur nombre
augmente dans un corps sain pendant la digestion, et qu'ils
proviennent des aliments riches en protéines. Cet enseignement
est correct, mais son interprétation est erronée.
On
considère la présence de globules blancs comme
dénotant un état de santé normal et l'on
enseigne que les bien portants doivent avoir de ces globules blancs
en circulation, puisque tout le monde en a. Or, il n'y a aucun
civilisé occidental qui n'ait été gavé
depuis l'enfance de lait de vache, de viande, d'ufs, de pommes
de terre et de céréales. Personne n'est dépourvu
de mucus. Ce mucus est blanc, d'où l'apparence blanche du
corps entier, dont l'épiderme n'est pas coloré par les
pigments provenant des sels minéraux.
L'homme
blanc a les pores de la peau obstrués par du mucus sec et
blanc. Son système tissulaire tout entier en est rempli au
dehors et au dedans. Rien d'étonnant à ce qu'il soit
pâle et anémique. Chacun sait que les cas de
pâleur extrême sont un mauvais signe.
Un
jour, le Professeur Ehret apparut dans un bain public avec un de ses
amis, après avoir vécu plusieurs mois de régime
sans mucus au grand air et au soleil, il ressemblait à un
Indien, et l'on crut qu'il appartenait à une autre race.
Assurément cette apparence était due à la grande
quantité de globules rouges dans son sang et à
l'absence presque totale de globules blancs. A cette époque,
s'il mangeait un morceau de pain, il pouvait noter une trace de
pâleur dans son teint le lendemain matin.
Si
l'on désire un exposé plus complet de la nature et du
rôle des globules blancs, on peut se référer au
livre du Docteur Powell, « Fundamentals and Requirements of
Health and Disease » (Principes et Exigences de
Ce
livre fut publié en 1909, quelques années après
que la doctrine d'Ehret eût été publiée en
Europe, et avant qu'elle ait été traduite en anglais en
1913 sous le titre de Régime rationnel de jeûne et de
régénération.
Aucun
des deux auteurs ne connaissait les publications de l'autre. Le
Docteur Powell professe les mêmes idées qu'Ehret sur la
cause de toutes les maladies, sur les globules blancs... Il appelle
simplement « pathogène » ce qu'Ehret appelle mucus.
En
ce qui concerne le régime et le mode d'élimination,de
ce mucus, les deux auteurs diffèrent cependant, mais ils
assurent tous deux que la science médicale est encore bien
ignorante en ce qui concerne la composition des globules rouges, du
protoplasme, du sérum sanguin et de l'hémoglobine.
La
grande importance et la nécessité vitale du fer et du
sucre dans le sang sont mal reconnues. Dans son livre
Il
semble bien que la couleur rouge caractéristique de ce suc si
spécial qu'est le sang soit due à l'oxyde de fer,
à la rouille : d'où l'importance de la présence
du fer dans le sang.
Quant
au sucre, en dehors de son importance comme matière nutritive,
il joue un rôle essentiel dans la composition de
l'hémoglobine d'un sang parfait, qui doit devenir
épaisse comme de la gélatine dès son contact
avec l'air atmosphérique, afin de fermer les blessures sans
hémorragies.
La
médecine officielle a cependant découvert une
vérité : c'est que l'acidité dans le sang est un
signe de maladie. Rien d'étonnant à ce que
l'acidité apparaisse chez l'omnivore lorsqu'il remplit
complètement son estomac simultanément de viande,
d'amidon, de pâtisserie, de fruits...
Si
vous n'êtes pas convaincu, faites une expérience
personnelle. Mangez un bon dîner, et restituez-le une heure
après dans une cuvette. Vous verrez une mixture en
fermentation acide, qui dégage une odeur terrible rappelant
celle des déchets de boucherie, et qui empoisonnera
progressivement des cochons lorsqu'on la leur donnera à
manger.
Si
vous n'avez pas l'héroïsme de faire l'expérience
indiquée, essayez autre chose. La prochaine fois que vous
offrirez un bon dîner, réservez une place pour un
hôte imaginaire et versez toutes ses portions dans une
casserole, aussi bien les liquides que les solides. Mélangez
bien, cuisez au four à la température du sang pendant
au moins une demi-heure. Couvrez la casserole et laissez-la reposer
jusqu'au lendemain matin. Quand vous enlèverez le couvercle,
une surprise notable vous attendra.
Formation
du sang :
Le
problème de la formation du sang s'imbrique dans tous les
problèmes de santé ou de maladie. Or la santé et
la maladie dépendent à peu près
entièrement de ce que l'on mange. Il faut donc savoir quels
sont les bons et les mauvais aliments, ceux qui nuisent, qui
préparent le terrain à la maladie, ceux qui
guérissent et maintiennent le corps en parfait état,
ceux qui forment du bon sang naturel, et ceux qui forment du mauvais
sang acide et maladif.
La
réponse à ces questions forme la base
diététique de la technique des guérisons par
régime sans mucus. Si Ton applique cette technique, il se
forme un sang propre et parfait à l'aide d'un appoint continu
d'aliments naturels remplis de vie. Le courant sanguin permet ensuite
de dissoudre et d'éliminer les déchets, mucus, poisons
et drogues absorbés pendant toute la vie, si long qu'en ait
été leur stockage dans le corps sous forme de maladies
latentes.
La
plupart des auteurs ont raisonné comme suit : les muscles, les
tissus, la substance entière du corps sont faits de
protéines, donc il est nécessaire que cette substance
soit introduite dans le sang pour bâtir et fortifier
l'organisme.
En
d'autres termes, ils veulent faire manger des muscles pour
bâtir du muscle, manger des protéines pour bâtir
des protéines, manger de la graisse pour bâtir de la
graisse, et dans le cas d'une mère qui allaite, boire du lait
pour avoir du lait. Comme ils croient toujours au métabolisme
et à la nécessité de remplacer chaque jour les
cellules usées, ils en appliquent les principes aux omnivores
moyens.
Par
une erreur semblable, ils conseillent même d'absorber du fer
inorganique en vue de le faire assimiler par le corps. Or une vache
ne construit-elle pas de la chair, des tissus, des os, du poil, de
l'énergie et de la chaleur avec de l'herbe et de l'eau pour
seuls aliments ?
Quiconque
voudrait faire boire du lait à une vache pour augmenter sa
production de lait serait considéré comme fou.
Cependant c'est ainsi que l'homme agit avec lui-même.
Aujourd'hui,
toutes les substances du corps humain sont analysées
chimiquement. Les médecins rêvent de pilules
alimentaires parfaitement concentrées permettant d'emporter
dans une poche la nourriture de quelques jours. Ils n'aboutiront pas,
parce que l'homme n'assimile la nourriture que si elle provient
directement ou indirectement du royaume végétal. Tous
les aliments manufacturés et trop concentrés, animaux
ou végétaux, ne construisent pas du sang. Ils ne font
que stimuler artificiellement.
Les
aliments carnés et cuits ne peuvent pas engendrer de bon sang.
Ils ne peuvent même pas engendrer de sang du tout, parce que
l'homme est naturellement frugivore.
Regardez
le jus des fruits mûrs, des cerises, des raisins noirs, des
mûres ou des myrtilles. Ne ressemble-t-il pas à du sang
? Quel homme raisonnable pourra jamais prouver que l'ingestion de
viandes à demi décomposées bâtira un sang
meilleur ?
Dès
qu'un animal est tué, ses chairs commencent à se
décomposer, et passent ensuite par le processus destructeur de
la cuisson. Or aucun animal Carnivore ne pourrait vivre
indéfiniment de viande cuite. Les carnivores mangent la viande
fraîche et crue, sans omettre le sang ni les os.
L'albumine
n'est pas la substance la plus importante pour le sang, et les sels
minéraux à eux seuls ne peuvent former un sang parfait.
C'est là une partie originale de l'enseignement
diététique du Professeur Ehret.
La
substance cardinale nécessaire au sang humain est la forme la
plus développée des hydrates de carbone, le sucre de
fruit ou glucose, tel qu'il est contenu plus ou moins dans tous les
fruits mûrs et tel qu'il existe à l'état
immédiatement inférieur dans les
végétaux. Même la petite quantité de
protéines nécessaire aux animaux et aux hommes peut se
former aux dépens du sucre de fruits. Tous les animaux
mangeurs de céréales et d'herbe transforment une
fraction de ces aliments en glucose et bâtissent ensuite tout
le corps avec.
Rappelons
les mauvaises raisons que l'on oppose en général
à l'adoption définitive du régime sans mucus :
dès que le sang est amélioré à l'aide des
fruits, le corps commence à éliminer des obstructions.
On se sent mieux pour un temps, puis le processus de dissolution
gagne en profondeur, s'efforce d'éliminer les matières
nuisibles par l'intermédiaire de la circulation sanguine et du
rein, et provoque un nouveau choc d'obstruction. Le patient perd
confiance. Lui-même, son médecin et son entourage
incriminent l'absence de valeur alimentaire de sa nourriture. On
conseille à l'intéressé de « bien manger
». Il croit qu'il faut le faire, et le fait. Cela le stimule un
moment, pendant lequel il se persuade que la viande et les ufs
sont seuls capables de former un sang pur. Si l'on n'a pas compris ce
qui se passe réellement, si l'on n'interprète pas
correctement les phénomènes, si l'on ne saisit pas ce
que signifie une guérison à l'aide d'aliments vraiment
formateurs de sang, on ne peut accepter les vérités
ci-dessus, ni les appliquer.
Le
lecteur a certainement compris maintenant pourquoi tant de
médecins recommandent des aliments destructeurs et pourquoi on
leur obéit en général en accroissant
continuellement leur ingestion. Les patients ne se rendent pas compte
de l'origine des maladies et de la manière dont leur sang est
généralement pollué.